Chaque vendredi, Fereshteh, 22 ans, nettoie et repeint les tombes des martyrs inconnus au cimetière de Behest Zahra. Son prénom signifie « ange ». Personne ne lui a demandé de le faire et aucun membre de sa famille n’est tombé au champ d’honneur. « C’est grâce à ces martyrs et à leur sang que l’on vit bien aujourd’hui en Iran, dit-elle. Notre bonheur, notre tranquillité, on les leur doit. J’entretiens leurs tombes et ils m’aideront dans l’autre monde. Ils seront mes amis. » Les tombes des martyrs de la guerre contre l’Irak occupent la plus grande partie du cimetière de Behest Zahra, lequel s’étend sur près de 450 hectares et compte deux millions de tombes. C’est une véritable nécropole, ouverte jour et nuit. On peut y boire et y manger. Il y a des espaces de jeu pour les enfants, toutes sortes de magasins, des salons capables d’accueillir 5000 convives pour les grands enterrements, une station de métro flambant neuve, un cinéma où l’on projette des films de guerre ainsi qu’un centre informatisé pour localiser les tombes.

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SON : Fereshteh repeint chaque vendredi les tombes des martyrs inconnus du cimetière de Behesht Zahra

Eshqabad (litt. « ville de l’amour », près de Tabas, Est de l’Iran) : le maître d’école est mort dans un accident de voiture. Tout le village participe à l’enterrement.

Le vieux Ali Karimi est enterré à Behest Zahra, le cimetière de Téhéran qui accueille 140 nouveaux occupants chaque jour. Sa famille a engagé Hadji, chanteur d’homélies professionnel.

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