Dans la cour de la mosquée de Qom, des acteurs rejouent la bataille de Kerbala, événement fondateur du chiisme. Le personnage sans visage, c’est Hossein, décapité par les Sunnites, et le petit son fils Ali, un des seuls survivants du carnage. 1150 années plus tard, l’évocation de Kerbala fait toujours pleurer les Iraniens. Mais le récit, enrichi par l’imagination fertile des meilleurs conteurs du pays, est aussi instrumentalisé par le pouvoir pour ancrer dans la conscience collective l’idée d’un Iran victime permanente des puissances étrangères, qui infligent aux vrais croyants chiites une souffrance qui ne prendra fin qu’au retour de l’Imam Mehdi, entré en occultation à l’âge de cinq ans il y a onze siècles.


Défilé pour l’Ashoura dans le bazar de Téhéran

Défilé pour l’Ashoura dans une mosquée au sud de Téhéran

Dans la foule qui regarde passer le cortège de l’Ashura, à Qom

Dans la mosquée de Qom, la foule se lamente lors de Arbaïn, le 40e jour après le martyr de l’Imam Hossein il y a 1150 ans.
Ashoura from marchesurmesyeux on Vimeo.
VIDEO : Pour commémorer le martyr de Hossein, les Iraniens, ici à Qom, se forcent à porter sur quelques mètres un immense tréteau de 150 à 200 kilos.
Idée originale et conception : Carole Cheysson, Conception graphique : Emma Brante, Webdesign : Crosscross, Production : Les poissons volants, Musique : Googoosh, All images © Paolo Woods, Copyright Éditions Grasset, Paris.