Ali Reza, 42 ans, sa femme Akramossadad, 36 ans, et leur fils Amir Hossein, 9 ans, dans leur appartement près de Narmak, à l’est de Téhéran. Le couple, qui passe pour un modèle du genre parce qu’il s’aime d’amour sincère, a été présenté par les parents, avec la méthode traditionnelle du mariage arrangé. Lorsque la famille d’un jeune homme lui cherche une épouse, elle organise un khastegari, c’est-à-dire une visite formelle dans la famille d’une jeune femme qui cherche un mari. Le plus souvent, le jeune homme et la jeune femme ne se parlent pas directement lors de cette première rencontre, mais s’observent du coin de l’œil. La jeune fille, voilée bien sûr, est notamment chargée de servir le thé, ce qui permet au jeune homme de juger de la grâce de ses mouvements. Si l’un et l’autre se plaisent lors de ce premier contact, un second peut avoir lieu, toujours sous surveillance parentale. Sinon, les familles recourent à un arsenal de mensonges bien rôdés pour décliner la poursuite du processus sans blesser la partie adverse. Par exemple : « votre fils est vraiment charmant, il semble promis à une brillante carrière, mais notre fille a finalement décidé de poursuivre ses études plutôt que de se marier trop tôt ».


Planche contact.

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SON : Ali Reza explique sa recette pour réussir un mariage arrangé.


Massoud Pashai, 27 ans, le jour de son mariage au wedding hall de Tehran Pars, en plein durant la révolte post-électorale de juin 2009.


Fariba et Mohsen, 22 et 28 ans, lors de leur voyage de noces, dans les jardins Narangestan à Shiraz.

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