Deux frères, Yashar et Mahriar, posent avec trois amies, Arzaneh, Elham et Mahsan. Les classes moyennes et supérieures construisent des piscines pour le standing, sans pouvoir les utiliser si les voisins peuvent les voir, en raison des règles religieuses. Ces jeunes gens se disent profondément attachés à la vie en Iran mais se sont construit une République islamique à la carte et ne veulent rien avoir à faire avec le régime. Revenir à Téhéran après des vacances en Turquie ou en Malaisie, disent-ils, est toujours un plaisir : on s’y amuse plus qu’ailleurs. Ils draguent en voiture dans les rues branchées de la capitale, boivent clandestinement et considèrent que leurs parties de cache-cache avec la police ajoutent de la saveur à leurs jeux amoureux. « Le seul problème, dit Yashar, c’est qu’il est difficile, aujourd’hui, de trouver une fille de 16 ans jolie et encore vierge ». A la télévision, ils regardent MTV grâce à un satellite illégal et les chaînes iraniennes de la diaspora californienne, jamais TV nationale. Pas question non plus de voter lors des élections. En revanche, ils se fouettent le dos lors des cérémonies de l’Ashoura. « C’est à l’intérieur de nous, dit Elham, on aime défiler pour l’Imam Hossein ! »

Planche contact.
La mode, pour les garçons, est de se dresser les cheveux avec du gel. Ici, quelques exemples, á Téhéran, á Mashad et á Sizdah Aban.
Photo Serge Michel

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